Frédéric
Encel. - «
Parce qu'on était en pleine confusion idéologique.
Deux interprétations ineptes ont été
données, dès le soir du 11 septembre
2001, par un tiers-mondisme bien-pensant et violemment
anti-américain : le massacre était
à la fois une conséquence logique
de l'égoïsme américain et,
par extension, occidental, vis à vis du
Sud, et la résultante du soutien de Bush
à Sharon. Or non seulement les criminels
d'Al Qaïda - financés par un richissime
capitaliste - n'ont jamais fait référence
à une quelconque lutte des déshérités
contre les nantis, mais encore ont-ils pensé
les attentats plusieurs années avant de
les perpétrer, autrement dit bien avant
que les numéros un américain et
israélien parviennent respectivement au
pouvoir. »
Les reproches que certains ont adressé
- et adressent toujours aux Etats-Unis - portent
pourtant davantage sur leur refus du multilatéralisme,
sur le déséquilibre entre leur attitude
vis-à-vis de l'Iraq et du conflit israélo-palestinien
(au niveau du respect des résolutions des
Nations unies par exemple). A cet égard,
la politique américaine vous parait-elle
pouvoir expliquer les critiques ?
Frédéric
Encel. - «
Toute politique est par nature critiquable, et
celle de George W. Bush n'échappe pas à
la règle. Mais lorsqu'on stigmatise en
profondeur un Etat ou une société
dans ses fondements politiques et historiques,
on outrepasse la critique : ainsi tel écrivain
de premier plan médiatique réagissait-elle
aux attentats en rappelant le sort des Indiens
d'Amérique
On est là dans
la quasi-justification du crime de masse par des
considérations qui lui sont absolument
étrangères. Quant au refus du multilatéralisme,
il est irritant pour ceux qui ne disposent pas
des moyens de le remettre en cause
à
leur profit ! Depuis quand les puissants du moment
partagent-ils leur prédominance ? Tout
un chacun peut regretter que dans les relations
internationales, seule la force (ou presque) équilibre
la force, mais affirmer que les Américains
sont par nature impérialistes ou intrinsèquement
égoïstes dans leur puissance relève
du racisme et surtout d'une ignorance complète
des Etats-Unis : quid du fameux isolationnisme
outre-atlantique ? On ne peut reprocher tour à
tour aux Américains de ne pas assumer leur
" rôle de gendarme " et les vilipender
de trop intervenir. Quant au conflit israélo-palestinien,
un Oussama ben Laden cherche bien entendu à
le prolonger puisqu'il en nourrit sa propagande,
tout en haïssant un mouvement national palestinien
qui compte bien trop de chrétiens, de femmes
et de démocrates à son goût
wahhabite. »
Réalisme
contre idéalisme. A l'aune de votre analyse,
les relations internationales et la morale apparaissent
comme deux concepts bien éloignés
l'un de l'autre. Vous expliquez notamment qu'il
n'y a pas lieu de s'étonner de l'utilisation
par les Etats-Unis de Mujahiddin, en Afghanistan
par exemple. Vous semblez reprocher aux analystes
une sorte de naïveté. Aurait-on eu
tendance à oublier que les politiques extérieures
des Etats obéissent avant tout à
des intérêts propres, et qu'elles
sont - les Etats-Unis ne faisant pas exception
- caractérisées par une certaine
dose de pragmatisme ?
Frédéric
Encel. - «
Les rivalités de pouvoir, dans les relations
entre Etats, s'inscrivent essentiellement dans
le cadre des rapports de force, ce qui ne signifie
pas que la morale y soit inexistante. Simplement,
elle ne correspond qu'à une variable de
prise de décision. En juillet 2001, un
haut dignitaire taliban était reçu
à l'Elysée ; après le 11
septembre, le régime de Kaboul y était
officiellement qualifié de " barbare
". Le sort des femmes, martyrisées,
ne s'était pourtant pas métamorphosé
en quelques semaines ! Mais la détermination
américaine dans la revanche était
telle qu'on ne pouvait que s'en faire l'écho.
Idem s'agissant de la réserve occidentale
face aux cas tchétchène et tibétain,
et on pourrait multiplier les exemples. Les Etats-Unis,
là encore, n'échappent pas à
cette loi d'airain, eux qui soutinrent les pires
ennemis des Soviétiques - les islamistes
- lorsque Moscou incarnait " l'empire du
mal ". Leur erreur, plus tactique que stratégique,
a consisté à négliger l'aversion
qu'ils inspiraient à leurs propres alliés
circonstanciels. »
Vous
caractérisez l'idéologie d'Al Qaïda
d' "apocalyptique". Ce qualificatif
est parfois réfuté, notamment par
Rohan Gunaratna dans son livre sur l'organisation
(2). Pour lui en effet, il y a aurait bien eu
erreur d'appréciation sur la qualité
de la réplique à attendre des Etats-Unis,
mais Al Qaeda aurait cependant poursuivi un objectif
politique - et pas l'apocalypse - tout à
fait concret. Ce que vous réfutez. Pourquoi
?
Frédéric
Encel. - «
L'islam, comme les deux autres principaux monothéismes,
est une foi eschatologique. La fin des temps existe.
Pour les islamistes radicaux, il faut en hâter
l'avènement. Leur stratégie, comme
toute stratégie, fut et demeure indéniablement
rationnelle. En l'occurrence, il s'agissait après
le 11 septembre de provoquer un véritable
choc civilisationnel en attirant sur des Etats
musulmans une riposte disproportionnée
des Etats-Unis. Par ailleurs, Al Qaïda devait
tenter de convaincre la famille Saoud - dont le
régime est clairement de type islamiste
- de mettre au service du Djihad les gigantesques
réserves pétrolières de l'Arabie
(25% du brut mondial). Enfin le Pakistan du général
Mousharraf devait tomber dans l'escarcelle et,
avec lui, l'arme atomique. Voilà en effet
une stratégie hautement pragmatique. Mais
j'affirme que l'objectif, lui, sort du réel,
s'inscrit dans un Au-delà mythifié,
dans le paradis des combattants de la Mère
de toutes les batailles, sorte d'Armageddon prélude
à la domination de l'islam sur le monde
et, partant, à la fin des temps. Au lieu
d'appliquer vainement aux islamistes une grille
de lecture " maison ", en général
complaisante et auto-flagellatrice, nombre d'observateurs
seraient bien inspirés de lire les écrits
des doctrinaires Qotb, Mawdûdi, Al-Banna,
Abdelwahhab ou Taymiyyah. Ils comprendraient que
l'islamisme radical puise à des sources
infiniment plus anciennes et islamiques que Marx
ou Hegel ! »
Vous
avez souhaité prolonger votre réflexion
sur le 11 septembre par une analyse concernant
la défense de la démocratie contre
l'islam radical, que vous qualifiez de "3ème
totalitarisme". Comment évaluez-vous
le danger que l'islamisme représente pour
la République ?
Frédéric
Encel. -
« L'islamisme radical représente
en effet un danger pour les démocraties.
Comme tout dogme de type impérialiste et/ou
totalitaire, il utilise les privilèges
du système démocratique (liberté
de conscience et de mouvement, équité
des lois, respect des droits individuels
)
pour les retourner contre lui. En France, le péril
me semble d'autant plus réel que la République
s'arc-boute sur les principes fondamentaux de
laïcité d'une part, d'intégration
citoyenne et non communautariste d'autre part.
Ces principes sont combattus par les islamistes
- y compris par les plus présentables d'entre
eux tels qu'un Tariq Ramadan - qui cherchent à
établir au sein de la nation des zones
de droit islamique exclusif au profit de communautés.
Si nous cédons sur ces points, la sharia
s'abattra bientôt sur des milliers de jeunes
femmes musulmanes retranchées de force
par un système tribaliste de l'espace de
libre arbitre et de libre conscience que constitue
la cité. Sans compter l'instrumentalisation
politique que ne manqueront pas de tenter les
mouvances d'extrême droite sur le thème
du déclin de la nation. Je crois que la
République, dans ce contexte, doit plus
que jamais être défendue et ses fondements
réaffirmés. »
Vous
défendez le principe de la représentation
de la communauté musulmane de France. Les
projets en ce sens ont jusqu'ici toujours avorté
et ne semblent pas, actuellement au moins, d'actualité.
Y-a-il urgence ?
Frédéric
Encel. -
« Il y a d'autant plus urgence
qu'au printemps dernier, une organisation proche
des Frères musulmans (l'UOIF) a failli
se hisser durablement à la tête de
l'instance représentative des musulmans
de France. Fort heureusement, le recteur de la
Grande Mosquée de Paris, un musulman républicain
courageux et responsable, a sonné l'alarme
auprès des pouvoirs publics. Les musulmans
de France, dans toute leur diversité, doivent
bien entendu se doter d'un conseil représentatif
comme il en existe pour les autres confessions.
Mais les extrémistes doivent en être
exclus, tout comme doivent être strictement
contrôlés les fonds destinés
aux mosquées en provenance de l'étranger.
Je pense tout particulièrement aux soutiens
financiers de l'Arabie saoudite, Etat dont le
régime s'inscrit ouvertement dans l'islamisme
le plus radical. »
La
situation au Proche-Orient
Revenons
un instant sur la politique américaine
au Proche-Orient. On a encore vu très récemment
le Congrès américain faire référence
à " Jérusalem, capitale d'Israël
". Ne pensez-vous pas que la différence
de traitement avec l'Iraq (respect des résolutions
des Nations unies
) provoque, sinon légitime,
la colère des populations arabes ? Comment
dans ces conditions réfuter le lien avec
l'audience croissante des groupes islamistes palestiniens
?
Frédéric
Encel. -
« L'affaire du transfert de l'ambassade
US à Jérusalem n'est pas nouvelle
; depuis 1994, le Congrès vote chaque année
un texte en ce sens, et chaque année la
Maison-Blanche - quel que soit son locataire -
oppose son veto. De manière générale,
il est indéniable que le net soutien de
Washington à Jérusalem irrite les
chancelleries et la rue arabes, notamment lorsqu'il
s'agit d'un soutien massif à un nationaliste
tel qu'Ariel Sharon. Je rappellerais néanmoins
deux faits : d'abord sur le plan économique,
des Etats comme l'Egypte et la Jordanie bénéficient
d'une aide américaine régulière
proportionnellement plus considérable encore
que celle accordée à Israël.
Quant à l'Autorité palestinienne,
dans le cadre du processus d'Oslo, elle s'est
également vue accorder des fonds substantiels
entre 1994 et 2000. Ensuite, on ne peut pas balayer
d'un revers de main l'échec de Camp David
II en juillet 2000 : à l'époque,
c'est Clinton et non W. Bush qui encouragea Arafat
à discuter un plan de paix, non pas bâti
par Sharon mais par Barak. Sinon généreux,
ce plan était du moins novateur et intéressant
pour les Palestiniens eu égard aux rapports
de force du moment mais aussi à leurs intérêts
objectifs. Arafat l'a rejeté en laissant
aux extrémistes jouer la carte de la pression
militaire. Deux ans plus tard, même les
Palestiniens reconnaissent que l'erreur stratégique
du refus de Camp David II fut désastreuse.
»
Le
soutien quasiment sans faille de George Bush Jr
à Israël est-il tenable avec la proximité
annoncée d'une offensive sur l'Irak ?
Frédéric
Encel. -
«Oui car cette fois, aucun Etat
musulman ne participera directement à une
coalition - même onusienne - contre l'Irak,
Bagdad n'ayant pas envahi de voisin arabe. Corrélativement,
Washington ne devra rien à des alliés
absents du champ de bataille. Cela dit, les Américains
préféreraient qu'un calme relatif
règne sur le front israélo-palestinien,
afin que ne soient pas trop fragilisés
les régimes modérés en place
au Caire et à Amman. »
On
a largement interprété l'issue du
siège de la Mouqata comme une défaite
d'Ariel Sharon et a contrario la possibilité
donnée à Yasser Arafat de rélégitimer
son autorité. Comment interprétez-vous
cet épisode ?
Frédéric
Encel. -
« Cette interprétation
typiquement journalistique, qui valait encore
au commencement de la seconde Intifada, n'a plus
beaucoup de sens. Avant son refus de Camp David
II et la vague d'attentats suicide sans précédent
qui a frappé Israël depuis, Arafat
pouvait jouer l'efficace atout de la force du
faible ; plus les Israéliens le pressaient,
plus il regagnait en sympathie chez les Palestiniens
et en Occident. Aujourd'hui, il est si déconsidéré
que même le Parlement palestinien et ses
soutiens arabes traditionnels ne le portent plus,
y compris lorsque les chars de Tsahal évoluent
à quelques dizaines de mètres de
ses appartements. »
Isolation
des Territoires d'Israël et les uns des autres,
autonomie administrative limitée, contrôle
des populations : Ariel Sharon semble poursuivre
un plan politique très bien défini.
Le quotidien israélien Haaretz évoquait
récemment les similitudes avec la mise
en place des Bantoustan sud-africains. Qu'en pensez-vous
?
Frédéric
Encel. -
« Sharon exploite à fond,
contrairement à ses prédécesseurs,
un rapport de force objectivement favorable. Son
objectif correspond moins à l'éviction
ou l'exil d'Arafat qu'au maintien d'un statu quo
politique qui évite de revenir à
Oslo ou même à Camp David II. Il
se contenterait en effet fort bien d'une série
de zones autonomes palestiniennes en Cisjordanie
et à Gaza. Les Palestiniens ne s'en satisferont
pas. »
Le
"camp de la paix" en Israël est
extrêmement faible et apparait incapable
de prendre une place significative dans la vie
politique. Par ailleurs, les Travaillistes ne
paraissent pas vouloir renoncer à leur
participation au gouvernement (ils viennent d'annoncer
qu'ils voteraient le budget 2003). Comment voyez-vous
évoluer la scène politique israélienne
?
Frédéric
Encel. -
« A court terme et sans sortie
de crise prévisible, il apparaît
tout à fait évident que le Likoud
conservera le pouvoir. Les prochaines élections
générales sont prévues pour
novembre 2003. Mais si elles se tenaient aujourd'hui,
tous les sondages indiquent que Sharon se succéderait
à lui-même avec une large majorité
nationaliste à la Knesset. C'est pourquoi
les Travaillistes s'accrochent au pouvoir ; leur
crainte d'arriver au scrutin tout à fait
déconsidérés (échec
d'Oslo) et sans alternative à la politique
de force de Sharon les paralyse. Cette alliance
droite/gauche - sans précédent depuis
1967 - constitue la vraie tragédie pour
Yasser Arafat, car il y perd le levier politique
avec lequel il manuvrait autrefois, et qui
a pour nom Shimon Pérès. »
Yasser
Arafat apparait pour beaucoup comme un personnage
fini. Au sein même du Mouvement national
palestinien, de la population des Territoires,
la contestation grandit. Une nouvelle génération
politique est-elle pour autant prête à
prendre la relève ? Et avec quelle plate-forme
politique - sinon idéologie ?
Frédéric
Encel. -
« Deux possibilités pour
l'après-Arafat : soit un régime
islamo-nationaliste à la soudanaise s'empare
du pouvoir, en imposant la sharia à l'intérieur
et la guerre perpétuelle à l'extérieur,
soit une équipe pragmatique issue du Fatah
parvient à s'imposer. Dans le second cas
de figure, des personnalités courageuses,
crédibles et modérées comme
Abou Mazen, Abou Alaa, Hanane Ashraoui, Mohamed
Dahlan, appréciées par Bruxelles
et Washington et même, dans une certaine
mesure, par l'actuel gouvernement israélien,
pourraient contribuer à remettre un processus
de pourparlers sur les rails. Comme démocrates,
ces personnalités devraient pouvoir bénéficier,
le jour J de leur éventuelle relève,
d'un soutien d'autant plus déterminé
de l'Occident que nombre de régimes arabes
autoritaires craindraient alors une contagion
démocratique
»
Des
transactions sur Jérusalem, la question
des réfugiés, le contrôle
des frontières extérieures sont-elles
envisageables ?
Frédéric
Encel. -
«Tout est envisageable dans la
mesure du réalisme, comme les négociations
de Camp David II et Taba l'ont démontré
en 2000. Mais dès lors qu'on cherche à
remettre fondamentalement en cause la légitimité
profonde de l'Autre à vivre comme nation
spécifique dans un Etat souverain, fut-il
réduit, on prend l'écrasante responsabilité
de prolonger l'état de guerre. Tour à
tour et à plusieurs reprises dans l'histoire
récente du conflit, les deux parties sont
tombées dans ce travers. »
L'intellectuel
palestinien Edward Saïd évoque la
solution idéale d'un Etat unique - comme
le cinéaste palestinien Elia Suleiman dont
on peut actuellement voir le film Intervention
Divine. Géopolitologue, vous avez travaillé
sur la dimension géographique des Territoires.
Comment envisager une solution définitive
au conflit ?
Frédéric
Encel. -
« Edward Saïd, véritable
intellectuel, n'en demeure pas moins un extrémiste
qui rejeta violemment les accords d'Oslo en vilipendant
Yasser Arafat pour les avoir signé. Son
plan, qui remonte aux années 1970, illustre
tout à fait mon propos précédent
: il consiste dans la fin de l'Etat-nation juif.
Nul n'est assez stupide pour nier que dans une
" grande Palestine laïque ", les
Juifs deviendraient rapidement minoritaires, renvoyés
à un statut exclusivement confessionnel
et non national. Qu'on souscrive ou pas à
l'idéal sioniste, force est de reconnaître
qu'il s'agit d'un courant de type nationaliste
pour un peuple juif (au sens de nation) et non
de type religieux ou cultuel. Ne pas le comprendre,
c'est s'exposer à l'échec en matière
de compréhension et d'analyse du conflit.
Tant que les Israéliens feront des Palestiniens
des Arabes comme les autres, et que le monde arabe
n'admettra les Juifs que comme une simple religion
et non comme un peuple singulier, la paix n'adviendra
pas. Fondamentalement, cet antagonisme, comme
tant d'autres conflits du reste, incarne une rivalité
de représentations, autrement dit de perceptions
identitaires.
Je crois en une paix froide entre deux peuples
souverains qu'abriteront des Etats distincts établis
de part et d'autre d'une frontière fortement
balisée et contrôlée. Entre
Camp David II et Taba, on y était presque.
Sauf à envisager la maintien d'un statu
quo meurtrier ou une conflagration générale,
il faudra bien y revenir. Les plans plus ou moins
idéologiques visant aux unions, fusions
et autres intégrations régionales
me semblent relever de l'utopie la plus dangereuse
: celle qui offre du rêve sur fond de fraternité
mythique à l'aide de critères qui
n'existent pas. Aucune des conditions nombreuses
et complexes qui permirent l'avènement
de la paix en Europe occidentale ne sont réunies
pour l'heure au Proche-Orient. Je l'affirme, mieux
vaut une " mauvaise " paix qu'une bonne
guerre
»
Sources
: Mondes
rebelles
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(1)
«Géopolitique de l'apocalypse. La
démocratie à l'épreuve de
l'islamisme», Frédéric Encel,
Éditions Flammarion, 2002
(2)
«Al-Qaida : Au cur du premier réseau
terroriste mondial», Rohan Gunaratna, Editions
Autrement, septembre 2002